Des rencontres, un récit dessiné

En mai 2023, le gouvernement présentait son projet de loi pour une industrie verte. Toujours plus compétitive, l’industrie désirée par le gouvernement n’a de vert que le nom… Dans cette loi finalement adoptée en octobre, aucune mention des ressources limitées de notre monde, aucune prise en compte des salarié·es sur le dos desquels repose pourtant l’appareil productif… Le gouvernement semble en fait davantage préoccupé par le climat des affaires que par la transformation sociale et écologique de notre avenir économique. Il est pourtant possible de relocaliser, de re-territorialiser notre industrie, en prenant soin des emplois et de la santé humaine mais aussi du sol, de l’air, de l’eau et plus largement du vivant. Pour le montrer, j’ai décidé d’engager un Tour de France, et d’aller à la rencontre des entrepreneurs, des salariés, des chercheurs, des citoyens et des étudiants – toutes et tous de véritables innovateurs – qui agissent déjà en questionnant nos modes de production et de consommation.

Cette tournée se déroule sous la forme d’une enquête de terrain, pour trouver des réponses aux défis de notre temps et chercher les voies d’une réindustrialisation réellement verte, coopérative et démocratique.

 

Retour sur une loi Industrie verte qui n’a de verte que le nom

Retour sur une loi Industrie verte qui n’a de verte que le nom

Le 24 octobre 2023, après un débat parlementaire express qui n’aura pas laissé de temps à un véritable débat d’idées, la loi pour une Industrie verte proposée par le gouvernement a été promulguée. Lors du vote des députés à l’Assemblée nationale quelques semaines plus tôt, je me suis opposé à ce texte car j’estime qu’il est une terrible occasion manquée d’adresser les enjeux sociaux et environnementaux auxquels est confrontée aujourd’hui l’industrie en France.